
Régimes fiscaux : quel régime d'imposition choisir ?
Micro-entreprise, réel simplifié, réel normal, déclaration contrôlée, impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés : le régime fiscal détermine la façon dont votre bénéfice est calculé et imposé, vos obligations comptables et le montant de vos impôts. Il dépend de votre forme juridique, de la nature de votre activité (BIC ou BNC) et de votre chiffre d'affaires, mais vous pouvez souvent opter pour un régime plus adapté.
Voici les principaux régimes d'imposition en vigueur en 2026 et leurs seuils. Les experts-comptables de GME Audit & Conseil vous aident à choisir le régime le plus avantageux : contactez-nous au 01 85 09 01 20.
Micro-entreprise : micro-BIC et micro-BNC

Réservé aux entreprises individuelles dont le chiffre d'affaires HT ne dépasse pas, depuis 2026, 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales. Le bénéfice imposable est calculé par un abattement forfaitaire pour frais : 71 % pour la vente, 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 34 % en BNC. Simple, ce régime ne permet ni de déduire ses charges réelles ni de constater un déficit.
Régime réel simplifié (BIC)

Il s'applique au-delà des seuils de la micro-entreprise, jusqu'à 945 000 € de chiffre d'affaires pour la vente et 286 000 € pour les services. Le bénéfice est déterminé à partir des recettes et des charges réellement engagées, avec des obligations comptables allégées et une déclaration annuelle n° 2031. Il devient plus avantageux que le micro dès que vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire. Il est aussi accessible sur option.
Régime réel normal

Obligatoire au-delà des seuils du réel simplifié, et accessible sur option. Il impose une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, annexe) et une liasse fiscale détaillée. Il concerne surtout les entreprises de taille importante, mais il peut être choisi pour disposer d'une information financière plus fine ou pour accompagner une forte croissance.
Déclaration contrôlée (BNC)

C'est le régime réel des professions libérales : il s'applique au-delà de 83 600 € de recettes, ou sur option. Le bénéfice correspond aux recettes encaissées moins les dépenses payées, avec la tenue d'un livre-journal et une déclaration n° 2035. Il permet de déduire les frais réels (local, véhicule, cotisations sociales, formation) et de constater un déficit imputable sur le revenu global, sous conditions.
Impôt sur les sociétés (IS)

Les sociétés de capitaux (SAS, SASU, SA) et, par défaut, les SARL relèvent de l'impôt sur les sociétés. Le bénéfice est taxé au nom de la société : 15 % jusqu'à 42 500 € pour les PME éligibles, puis 25 % au-delà. Le dirigeant n'est imposé personnellement que sur sa rémunération et ses dividendes, ce qui permet de piloter son imposition. Certaines sociétés peuvent opter, temporairement ou durablement, pour l'impôt sur le revenu.
Les régimes de TVA

Indépendamment de l'impôt sur les bénéfices, chaque entreprise relève d'un régime de TVA : la franchise en base (pas de TVA facturée jusqu'à 85 000 € de chiffre d'affaires pour la vente et 37 500 € pour les services), le régime simplifié avec deux acomptes et une déclaration annuelle CA12, ou le réel normal avec des déclarations CA3 mensuelles. Le bon choix dépend de votre clientèle et de votre trésorerie.
